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L’Oiseau Migrateur

 

Sur un arbre, haut perché, je vois qu’il me regarde,

Moi allongé, moi qui lézarde,

Il me dit connais-tu la souffrance de mes frères,

je lui dis qui es-tu, pour sortir ces chimères,

 

Il me dit qu’il est l’oiseau protecteur,

De ce monde animal en voie de disparition,

Il me dit qu’il est le grand organisateur,

De leur plan de survie de leur vraie migration,

 

Je me lève et m’approche de son bec imposant,

Lui posant la question de ce qui n’allait pas,

Pouquoi me parlait-il tout en se lamentant,

Pourquoi m’accuser de tous ces maux qu’je connais pas,

 

Il me dit toi aussi vis-tu les yeux fermés,

Ne vois tu pas ce que vous faîtes comme mal,

Ne sens tu pas cet air, cet air empoisonné,

Qui fait fondre mes ailes oh moi pauvre animal,

 

Touches-tu pas des lèvres cette faune sauvage,

Ou t’arrêtes tu juste a celle qui est en cage,

Pour toi un arbre est un mur de béton,

Et la forêt n’est qu’un lotissement de maisons,

 

Je lui dis s’il te plait, je ne suis pas une chèvre,

Ne te sers pas de moi comme bouc émissaire,

Je lui dis moi tu sais je n’ai qu’un seul berger,

Le peuple est mon troupeau, mon enclos est la terre,

 

On nous dit que le monde, est à nous, tout à nous,

De la flore et la faune, nous ne connaissons que le goût,

Que nous dégustons entre amis autour d’un bon vin,

Sans se soucier de la vie à laquelle on a mit fin,

 

Je comprends bien ta peur, toi l’oiseau protecteur,

Je comprends ton envie d’oublier ces douleurs,

Mais qu’importe où tu ailles, toi l’oiseau migrateur,

Ils te retrouveront ces horribles chasseurs,

 

Je pense la solution n’est pas celle de fuir,

Mais celle d’affronter ces humains qui vous tirent,

Tirent à peine vous bougez, à peine vous chantez,

Pour mieux vous dépioter et puis vous déguster,